Présentation de la commune

PRESENTATION

A l'extrémité nord du Gers, adossée aux départements du lot et garonne et du tarn et garonne, sur une superficie de 2498 hectares, s'étend la commune de Gimbrède. Elle doit son nom à un arbuste qui peuplait jadis les lieux : le genévrier.

Le village est implanté au cœur de la commune, sur les pentes douces descendant des coteaux à l’ouest, vers la vallée de l’Auroue, à l’est. Il se situe à quelques mètres au nord du ruisseau du « Sire ». L’altitude varie entre 90 m à l’est et 200 m à l’ouest. Le sol, argilo-calcaire sur les coteaux et argilosiliceux dans la vallée de l’Auroue et ses premières terrasses, est très fertile.

Le site médiéval de Gimbrède est localisé sur le versant sud de la colline, à mi-pente et quelque peu surélevé. Il bénéficie d’un ensoleillement maximum tout au long de la journée. La petite mare et les nombreux ruisseaux autour du site montrent la prégnance de l’eau, accentuée par la présence de la rivière de l’Auroue s’écoulant non loin du village. De plus son implantation à mi-pente, et non pas au sommet (Tuco), le protège des vents les plus forts, en particulier des vents du nord.

Le village ne se situe sur aucun axe important de communication. La voie reliant Lectoure à Astaffort puis Agen passe à quelques centaines de mètres à l’ouest des limites occidentales de la commune. Le chemin de Saint-Jacques de Compostelle passe quant à lui au nord des limites communales. Le village est à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Lectoure et environ 25 km au sud d’Agen.

En 1823, la communauté de Rouillac a été rattachée à la commune de Gimbrède. Rouillac était une paroisse indépendante au Moyen Âge sur laquelle les commandeurs de Gimbrède avaient des droits seigneuriaux. Le village de Gimbrède et le hameau de Rouillac constituent encore aujourd’hui les deux seuls pôles d’habitat groupé de la commune.

En terme de population la commune a connu son apogée au début du 19éme siècle, avec plus de 1000 âmes recensées en 1841. De nos jours, l'exode rural a été enrayé et au dernier recensement l'on dénombrait 300 habitants.

Aujourd'hui, il reste un très joli petit village médiéval aux belles maisons anciennes à colombage et pans de bois alignés en encorbellement.

 

 

HISTORIQUE

D’après l’abbé Benaben, dans sa monographie de Gimbrède, l’existence d’une commanderie de Templiers serait attestée dans la seconde moitié du XIIe siècle.

P1020152rLe village de Gimbrède n’apparaît dans les sources écrites pour la première fois qu’au milieu du XIVe siècle. Un accord est alors passé entre le commandeur et les habitants.

Cet accord indique tout d’abord qu’à cette date, en 1341, la communauté des habitants est organisée et en mesure de transiger avec le seigneur. Il apporte aussi quelques rares informations sur le village qui comporte une « place commune » et des tavernes. Ce village est alors relativement important puisqu’il possède, outre une foire annuelle, un marché hebdomadaire.

Les sources écrites concernant Gimbrède sont plus abondantes pour la première moitié du XVIe siècle. Elles apportent des informations sur les sièges qu’eut à subir le village à cette période.

Au début de l’année 1535, Gimbrède a subi deux sièges successifs de la part du seigneur temporel de « Lieux » site bâti aujourd’hui disparu, situé à mi-chemin des communes de Gimbrède et Sempesserre.

Le village de Gimbrède était alors enceint de murailles et percé de deux portes. Devant la porte principale se trouvait un pont levis qui semble servir alors presque exclusivement au seigneur, lui permettant un accès direct depuis l’extérieur des remparts sans avoir à traverser la place et les rues publiques.

Un acte de 1537 mentionne l’existence des prisons du commandeur mais également de celles des consuls.

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  Ancienne porte d'entrée

En 1626-1627, le village de Gimbrède est mentionné parmi les places fortes de la Gascogne. Plusieurs villages, dont Gimbrède, « sont fermés de murailhes avec flancs, tours et guerittes ».

Une « grande » tour est mentionnée à de nombreuses reprises dans les sources conservées. Elle se trouvait au coeur du village, au bord de la place publique, au nord-est de l’église et dans l’angle nord-ouest de l’ancien cimetière. Un document du début du XVIIe précise que la tour est surmontée de « créneaux et mâchicoulis ».

Cette tour est attestée dans la documentation écrite à partir de 1537. C’est en effet elle qui semble abriter à cette date les prisons du commandeur. Cependant, la description qu’en donne un document de 1705 permet d’imaginer que cette tour est bien plus ancienne, aux alentours du XIIIe siècle.

Le cadastre de 1837 ne la mentionnant plus, il est probable qu’elle ait due servir de carrière de pierres sous la révolution.

A la fin du XVe siècle ou au tout début du XVIe siècle, un incendie ravage la commanderie.

La documentation écrite lacunaire ne permet pas de savoir si cet incendie a aussi touché le village. Il est intéressant de noter que quelques maisons à pan-de-bois, ou plus précisément quelques rares ouvertures conservées en rez-de-chaussée de ces maisons, peuvent être attribuées aux environs de 1500, soit au même moment que l’incendie.

Ces maisons pourraient éventuellement être les témoins de la reconstruction suite aux dégâts causés par les flammes.

L’incendie de la commanderie a eu pour conséquence, son déplacement de l’angle sud-ouest du village à son angle sud-est.

Par la suite, il faut simplement indiquer que le cimetière a été déplacé hors les murs vers 1845, le porche et la tribune de l’église reconstruits vers 1854 et le presbytère entièrement démoli et rebâti vers 1864. Enfin, dans les années 1970, de nombreuses façades en pan-de-bois du village ont été restaurées.